Montagne debout

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Étendre la vue Revue du sujet : Montagne debout

Post-post scriptum 21

par Claude Mauguier » 24 nov. 2017, 13:09

C'est bel et bien fini :
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIp ... closedform
Déroute, capitulation, dissolution dans l'éther du web, fumée, évanouissement...ce Waterloo n'aura pas même pas eu son Cambronne.
Encore un suicide...que fait la police ??

Re: Montagne debout

par Claude Mauguier » 03 juil. 2017, 10:34

*** Post scriptum 20 ***

Donc, pas de fête, rien. Même pas un accusé de réception en réponse à notre collaboration via le QCM, ce qui frôle l'impolitesse pour ne pas dire le mépris et en dit long sur la mascarade "citoyenne" qui nous a baladés (et utilisés) depuis février.
On ne tire pas sur une ambulance, c'est bien connu. Mais faute d'avoir affaire ne serait-ce qu' à un corbillard, puisque la forme "fantôme" s'impose, on se résoudra à réciter un De profundis, suivi d'un Requiem pour le repos de MD (Montagne Défunte).

**** FIN ****

Re: Montagne debout

par Claude Mauguier » 14 juin 2017, 11:36

*** Post scriptum 19 ***

On connait l'admonestation souvent portée sur les cadrans solaires (ces trucs d'avant les nanosecondes) : "ferant omnes, ultima necat" (toutes blessent, la dernière tue). S'agissant des heures de notre vie, bien sûr...
La "grande fête" promise n'a plus que deux semaines ou peu s'en faut pour se déclarer...à peine de nous voir sombrer dans une désillusion supplémentaire. Mais ces temps en sont fertiles....
Bonnes "vacances" en attendant.

A suivre (???)

par Claude Mauguier » 20 avr. 2017, 17:43

*** Post scriptum 18 ***

Je reviens, car "le temps presse dans sa lenteur", sur les constatations du Post scriptum 14 : l'absence de toute référence au politique.

Cela aurait dû nous sauter aux yeux, car dans l'exposé du projet de MD on passe de la consultation lancée en février via un QCM à l'éclosion d'une "grande fête" au mois de...juin !
Comme si, entretemps, il ne se passait absolument rien qui puisse concerner la dite montagne comme tout le reste !
A croire que les initiateurs de MD comptent parmi eux une
majorité de spécialistes des "sciences" occultes, d'oracles, de magiciens, d'experts de la boule de cristal, de voyants extralucides et autres sorciers, pour prévoir à coup sûr que le contexte politique aura revêtu les formes souhaitables à la réalisation de leur objectif, aussi fumeux soit-il.
Si le "projet" de MD n'est soumis à aucun aléa, s'il est à ce point lisse qu'il demeure imperméable, à l'épreuve de tout risque de bouleversement dans un avenir proche, que faut-il en penser, sinon qu'il n'est qu'une baudruche pleine de vent ?

Ou alors, ils s'en balancent, ou bien encore ils ne se rendent même pas compte de la nature du monde dans lequel ils vivent, ni des conséquences que peuvent avoir (on ne sait jamais...) ces deux dates : 23 avril - 7 mai !
Apparemment, leur manip aurait en vue la réalisation d'un projet ayant les attributs d'un prototype tout-terrain, susceptible de passer entre les gouttes de n'importe quelle situation politique...y compris le chaos, l'état de siège et j'en passe.

On est cependant fondé à supposer qu'ils n'ont en tête que la perpétuation d'un étant non compromettant, où tout continuerait peu ou prou comme avant, avec quelques arrangements gentillets à consistance de guimauve, histoire de ne fâcher personne.
Car s'ils voulaient véritablement fâcher quelqu'un - faute de quoi on ne met rien en jeu, on ne prend aucun risque - ça se serait su, ils auraient vidé leur sac avant, ils nous auraient affranchis, quitte à cracher une vérité désagréable à entendre laquelle est la condition nécessaire à l'expression de la sincérité d'un combat et de la vraisemblance des moyens à y employer (car les vérités sont toujours désagréables à entendre).

Pour résumer ils auraient procédé autrement que par le montage d'un truc en tout point comparable à la "lettre au Pére Noël" que les enfants écrivent au mois de décembre...C'est à dire, de toute évidence, qu'ils auraient pu au moins s'abstenir de nous prendre pour des imbéciles.

A suivre




[/u]

par Claude Mauguier » 14 avr. 2017, 16:33

*** Post scriptum 17 ***

Certains se demanderont, et c'est légitime, ce qui justifie dans les faits l'acharnement que je mets à taper dans la fourmilière, et d'où je tire mes arguments (en dehors des faits généraux attestés et facilement contrôlables par quiconque).
Comme très justement demandait Nietszche : "...QUI parle ?..."

Entré désormais dans mes 75 ans, je n'ai plus de temps à consacrer ni de compte à rendre à ceux pour lesquels j'ai travaillé plusieurs décennies durant, j'ai donc "le" temps...
Par ailleurs les mêmes, via un certain nombre d'avanies et de coups tordus, m'ont assuré une solide formation à l'existence, à propos de laquelle aucune école, aucune université, ne pipent mot : les diplômes sont, en l'occurence, des brevets d'ignorance et conçus pour l'être. L'éducation, prise globalement, dit une foule de choses mais tait l'essentiel. Elle n'éduque ni n'instruit : elle formate, du balayeur au ministre.

Le travail (du latin tripalium, lequel était un instrument de torture) est la seule école qui permette, pourvu qu'on n'ait pas un tempérament de dupe congénital, de tirer quelques leçons de l'existence et notamment la nécessité de se défendre, de se battre, avec à l'esprit quelques principes élémentaires :
- s'il faut d'abord bien connaitre l'adversaire, il est encore plus important de savoir avec précision ce qu'il connait de nous et comment il nous perçoit, c'est à dire comment vont se développer ses schémas mentaux à notre égard.
- en vertu de ce qui précède, on ne doit jamais se positionner là où on nous attend, ni dans les dispositions mentales qu'on nous prête, et lorsque il peut sembler évident que nous allons agir.

Le Minotaure et Goliath n'ont pas été vaincus par la force.
NIcolas Machiavel est aussi une lecture utile, surtout pour ceux ne participant à aucun pouvoir....(sans oublier Etienne de la Boétie, bien sûr)

Ce court exposé peut s'appliquer dans ses attendus et ses conclusions à peu près partout et en tout temps et, par exemple dans des circonstances telles que nous les évoquons au travers des aventures de MD..

Pareillement, comme je l'écrivais au début, être dans ses 75 ans exclut de rester silencieux : plus on en prend sur les épaules, plus il faut partager le peu qui a été appris et au minimum gueuler, sinon on a vraiment vécu pour rien.

A suivre

par Claude Mauguier » 10 avr. 2017, 11:45

*** Post scriptum 16 ***
Dominique a écrit :...
1/ Ce n'est pas une raison pour ne pas enlever ces 10% et les laisser là....
Certes, mais les 10% sont devenus entretemps 20%, puis 40% en un clin d'oeil, avant même qu'on ait éliminé les 10%... c'est le tonneau des Danaïdes auquel on a affaire ! Je ne nie pas l'importance des petits ruisseaux, mais ils ne feront jamais que s'ils restent petits dans leurs effets concrets, on n'avance pas... ils s'assèchent comme les oueds après la rarissime pluie qui les a vus naître. Tout comme les résultats de l'averse temporaire qui se déversera dans quinze jours ou un mois...pour des prunes vraisemblablement, comme d'habitude. A moins que... Il n'y a que l'espoir qui fait vivre, en attendant.
Dominique a écrit :...
2/ Je rejoins ce que tu dis (mais de façon positive) : les petits ruisseaux forment les grandes rivières et toutes les évolutions de l’humanité ont commencé par l'accumulation de petites actions répétées qui finissent par faire évoluer les mentalités...
Processus dialectique : de menus "progrès" répétés nous ont fait passer du caillou lancé à la volée jusqu'à LA bombe, en passant par le propulseur, l'arc, l'épée, la couleuvrine, les bombardiers, la chambre à gaz et les missiles.

Beaucoup de petits ruisseaux de sang pour en arriver là...!!
Et toutes les B.A. accumulées dans les mêmes temps n'effaceront jamais ce qui a été. La catharsis est une illusion, soit dit juste en passant.
Avec pour conséquence palpable l'espèce d'hébétude résignée qui est le lot de nos contemporains.

Les seules héroïnes dignes de notre temps sont Cassandre et Antigone

Il faut du temps, dis-tu. Le temps ? Lequel d'abord ? L'unité de mesure du géologue est le million d'années, celle du biologiste à peine moindre. Quant au temps des mentalités il en est resté à la partition cortex / protocerveau dans ses fondements, à en juger par les actions humaines.
Néanderthal portait des peaux de renards, nous portons des cravates...et alors ? Hitler et Pol Pot, ce n'est pas l'Aurignacien, c'était hier.

Tant qu'il y aura des naïfs de tout bord pour aller écouter un braillard sur une scène, tandis qu'eux-mêmes n'ont pas la parole, c'est peine perdue : on n'a rien compris.

par Dominique » 10 avr. 2017, 10:53

Claude Mauguier a écrit :Mais MW comme MD (qui est encore dans les limbes, alors que MW bosse depuis 30 ans) semblent ne pas s'apercevoir que pour chaque résultat acquis en un point "p", dix saletés sont commises ailleurs dans le même temps. Et il faut recommencer encore et encore, et la progression est géométrique. Et surtout, le cadre de ces actions est restreint, sectoriel, détaché de tout projet global et radical (au sens de "s'attaquer à la racine du mal").
1/ Ce n'est pas une raison pour ne pas enlever ces 10% et les laisser là.
2/ Je rejoins ce que tu dis (mais de façon positive) : les petits ruisseaux forment les grandes rivières et toutes les évolutions de l’humanité ont commencé par l'accumulation de petites actions répétées qui finissent par faire évoluer les mentalités.

Longue vie à MW, MD et autres anonymes qui ramènent des "bougeoirs" surnuméraires ou des papiers qui traînent, qu'ils soient bobo, intello ou métallo...

par Claude Mauguier » 10 avr. 2017, 10:41

*** Post scriptum 15 ***

Une omission dans tout ce qui précède m'invite à y remédier sans plus tarder :

Il est un aspect encore absent de ces considérations et dont MD pourrait se prévaloir afin de justifier son étrange démarche, qui est la tactique des "petits pas", c'est à dire d'actions menées à la marge et tendant à grignoter peu à peu l'énorme édifice responsable de la situation actuelle. Autrement dit, une démarche limitée dans le temps et l'espace, dirigée avec des moyens tout aussi limités sur un objectif restreint, mais en faisant beaucoup de bruit, aurait une chance à la longue et par accumulation, d'ébranler le mammouth...

A condition de laisser des traces dans le conscient et l'inconscient collectif, ce type d'initiatives pourrait, peut-être, éventuellement, à la rigueur, réussir à gripper la machine jusqu'à ce qu'elle ralentisse et se casse.... disons dans quelques siècles, puisque la capacité de résilience du système a montré son efficacité de crise en crise, quitte à laisser sur le pavé un nombre croissant de victimes.
Et si la machine casse, elle s'écroule et si elle s'écroule mais que personne ne s'y est préparé mentalement et physiquement... vive la jungle !
Mais l'intention de MD (et d'autres mouvements) est-elle bien de casser la machine ? Rien ne l'indique. Et c'est la raison de la virulence de certaines de mes réflexions : nous perdons notre temps en vaines gesticulations.

Je vais prendre un autre exemple, d'apparence plus efficace, comme MW (Mountain Wilderness) que connaît bien notre ami Nicolas Masson.
Fondé en 1986 par diverses personnalités proches de la montagne (guides, alpinistes de renom, industriels, banquiers, etc. - à noter qu'ouvriers et paysans y sont absents...), il s'est donné pour objectif (je résume fortement) de maintenir ou restituer à la montagne son intégrité. Ce qui est fort estimable, avec des résultats souvent spectaculaires, et aussi par un travail de fourmi plus efficace que les discours (comme l'évacuation des barbelés et autres débris guerriers).
Rien à dire de négatif (si ce n'est parfois un certain intégrisme aboutissant à démonter une baraque d'altitude, en bois, qui aurait pu servir d'abri - en Suisse).

Mais MW comme MD (qui est encore dans les limbes, alors que MW bosse depuis 30 ans) semblent ne pas s'apercevoir que pour chaque résultat acquis en un point "p", dix saletés sont commises ailleurs dans le même temps. Et il faut recommencer encore et encore, et la progression est géométrique. Et surtout, le cadre de ces actions est restreint, sectoriel, détaché de tout projet global et radical (au sens de "s'attaquer à la racine du mal").

Ils s'attaquent en fait à l'Hydre de Lerne !! Chaque tête coupée du monstre en voit repousser deux (il faut relire les classiques grecs, bien plus modernes que la merde imprimée des kiosques de gares).
Et ils ne mobilisent dans le meilleur des cas, ou peu s'en faut, que la frange concernée par la catégorie des utilisateurs de la montagne, ce qui correspond à la sociologie générale des fondateurs de ces mouvements.

On ne sort pas du cercle intime des âmes généreuses et initiées. Et ça ne suffira pas, jamais ! Enfonçant le clou, je prétends que l'absence d'un mouvement de fond compromet toute chance de voir les choses évoluer.
Tant que nous n'aurons pas tous compris et intégré ...l'immensité de nos tâches... comme le prédisait un chauve barbichu en 1917, les bouts de sparadrap ne feront jamais qu'épuiser les ardeurs du début.

En apparence, deux conceptions, deux tactiques : d'un côté la minorité agissante et activiste (et non pas bavarde !), de l'autre le mouvement de masse.
Mais cette dichotomie est dépassée : le détonateur sans explosif adapté, ou l'explosif sans détonateur ne sont que vaines palabres.

A suivre

par Claude Mauguier » 09 avr. 2017, 09:22

*** Post scriptum 14 ***

Le silence assourdissant faisant suite à l'apparente agitation de notre chère consultation, tendrait à prouver que la Montagne peine à se mettre vraiment debout... Mais, faute de donner de la voix, elle montre bien que ses voies demeurent impénétrables.
Et puisque nous en sommes à guetter les voix, il va en falloir bien plus dans quinze jours afin que les nôtres, de voix, entraînent pour de bon les bouleversements nécessaires à la réalisation des voeux pieux exprimés dans le désormais célèbre QCM de Montagne debout !

S'il est un grand, un gigantesque absent, un véritable trou noir dans tout ceci, c'est bien le concept de politique. Politique ? De "polis", la cité, chez les Grecs, inventeurs approximatifs d'une démocratie rameutée à coups de légendes lénifiantes. Car leur démocratie, tant vantée par les crânes d'oeufs universitaires, n'a jamais été qu'un leurre où comptaient 10% de citoyens à côté de 90% d'esclaves et autres métèques ("étrangers", en grec...on n'a rien fait de mieux depuis) ; et encore, la moitié de ces 10% s'intéressaient véritablement à la vie de la cité. On en est donc toujours au même point.

MD n'aborde donc, surtout pas ! la question du politique, à savoir le contexte général, les règles de la vie en commun, le régime de la propriété et du travail et les conditions matérielles concrètes où il est supposé vouloir agir. On ne touche à rien !
Politique = caca, beurk. On reste dans l'onirique et l'irénique, vêtus de "probité candide et de lin blanc" (V. Hugo)... tout va se résoudre par les bonnes volontés, la participation, l'action "citoyenne" dont on ne sait rien au demeurant, mais qui doit tout arranger, afin que nous puissions avoir notre belle montagne telle que nous la souhaitons.
Nous ? Et le paysan montagnard dans tout ça ? Celui qui garde ses vaches, ses moutons, qui laboure encore (et répand des saloperies chimiques au besoin : ça ne vous dérange pas ?), qui chasse, qui réensemence des parcelles de bois avec des résineux plantés en rangs comme des haricots grimpants, qui vend sa terre aux promoteurs car il n'a plus de quoi vivre de ses bras et de sa sueur...?
Mais ces choses ne trottent pas dans la tête des utilisateurs de la montagne, rivés à leurs rêves de gamins gavés.

Le chômeur de longue durée, lui, n'a même pas les moyens de la voir, ne serait-ce que de loin, cette belle montagne.

Quant aux réfugiés, parfois eux aussi originaires de belles montagnes (où fleurissent de nos jours obus à gaz, mines, bombes à fragmentation, et hystériques à couteau de boucher), qui s'en soucie ? Nos montagnes regorgent de villages abandonnés, en ruine, souvent depuis la saignée de 14-18, et de terres en friche, alors pourquoi ne pas les donner en usufruit aux pauvres bougres qui n'ont plus rien (ça leur éviterait notamment de tomber tôt ou tard entre les griffes du Medef, tiens...) à charge pour eux de les faire revivre en y bâtissant un abri, en y faisant croître de quoi vivre ? On leur éviterait aussi qu'ils se fassent traîter "d'assistés" par les crapules fascistes suivies de leur troupeau d'imbéciles.

Mais ça n'a rien à voir, direz-vous ! Si, si, ça a justement à voir, puisque TOUT se tient et dépend de TOUT le reste, au cas où vous n'auriez pas compris : l'interdépendance de la partie avec le tout est un principe physique (à moins d'habiter un autre univers, dans d'autres dimensions) incontournable. Si vous voulez rompre l'équilibre d'un système en un point (en l'occurence la montagne), c'est tout le système qui doit en subir les conséquences. Et il est un fait, tragique dans sa bêtise mais patent, que les bisounours de MD s'en contrefoutent comme de leur première paire de crampons.

Je suis désolé (non, en fait) d'infliger ces considérations de principes généraux aux lecteurs. Mais nous vivons en plein dedans.

Alors, si vous allez mettre, vous aussi, un petit bout de papier dans une urne, qui vous donnera juste le droit de fermer votre gueule pendant cinq ans (et après, on recommence...), songez à tout ce que le deus ex machina de Montagne debout ne dit pas...! On appelle ça un mensonge par omission. Manque de pot, il est tellement flagrant que c'en est triste ou risible, voire les deux. Exactement comme les faux-fuyants et les absences de sincérité (à part chez un ou deux) de ceux qui nous appellent, pardon, qui quémandent nos voix si chargées de tous les renoncements, au point que les jeux semblent faits, quoi qu'il arrive.

A suivre.

par Claude Mauguier » 21 mars 2017, 20:33

*** Post scriptum 13 ***

Quatre semaines, presque un mois que MD n'a pas effectué de mise à jour des suffrages exprimés... Enfin, voyons !
Nous sommes impatients d'admirer l'ineffable croissance(*) de la courbe, son expansion(*) per aspera ad astra - mais les cobayes seraient-ils "consultés" en fait uniquement sur quoi que ce soit qu'il n'auront pas sorti d'eux-mêmes ?
Une petite baisse de forme...??
(*) les marketeux adorent ces termes.

La chose avait cependant commencé à la manière d'un conte de fées..."faites un voeu et nous ferons le reste". On n'avait pourtant rien demandé, sûrs que nous étions du peu de fiabilité des bateleurs de toute sorte, qui n'avaient jamais répandu que de la poudre aux yeux.
Politiques, publicitaires, marchands de faux espoirs, prophètes de fête foraine, tous promettant la lune si seulement nous consentions à nous "exprimer"... bref, les procédés utilisés avec les enfants, le soir, afin de les aider à s'endormir avec une belle histoire qu'ils auraient eux-mêmes inventée.
C'est la lampe merveilleuse d'Aladin que nous n'aurions qu'à frotter, et alors reviendraient l'âge d'or et le paradis perdu !! Encore et encore, on agite les vieux mythes ; on les repeint ici sous les couleurs de la montagne, en nous utilisant afin que l'illusion soit plus parfaite d'un vague espoir intime réalisé.
Oh ! On le sait bien que la phraséologie utilisée tant dans le préambule que dans le QCM s'en ira toucher quelque chose en chacun, en fait un mélange informe où cristallisent les frustrations de l'existence. La montagne comme "évasion", terme mis à toutes les sauces par les agences de voyage et autres marchands d'exotisme.
Mais de quoi s'évade-t-on, sinon d'une prison ??

Seulement voilà...il faut redescendre (ou revenir) et retourner dans la prison de nos vies, du système faisant que nos vies sont ce qu'elles sont. Et la montagne, aussi parfaite serait-elle, n'apparaîtra jamais que comme un cautère sur une jambe de bois. Une drogue douce, devenue nécessaire mais drogue quand même au stade où nous en sommes. Rien de plus qu'un exutoire.
Ainsi tout ce battage autour d'une expression géographique (la montagne) équivaut à prôner un degré de pureté supplémentaire de la dite drogue.

Mes petits amis, ce sont ceux qui en ont fait une drogue qu'il faut combattre et détruire si possible. Et pas à coups de QCM !

..."Les malins n'imposent jamais leur volonté. Ils s'arrangent pour que les autres croient agir motu proprio. L'esclave le plus fidèle est celui qui se sent libre" (Victor del Arbol)

Tout ça n'est guère sérieux. On nous prend effectivement pour des gamins auxquels une espèce de kobold surgi de nulle part propose de se confier à fond à un "génie" méconnu planqué dans un questionnaire décrypté par une machine.

En attendant...on attend.[/i]

par Claude Mauguier » 08 mars 2017, 00:20

*** Post scriptum 12 ***

En fouinant un peu je suis tombé sur un entretien, transmis par RCF (radio), avec une des responsables du projet.

Le problème soulevé en premier a été la grande disparité dans l'allocation des ressources aux territoires de montagne : pour faire court, l'essentiel du pognon va aux stations de ski qui bossent en gros quatre mois dans l'année. Le reste des montagnes perçoivent des clopinettes...

Quant aux moyens envisagés par nos bons apôtres, ils restent dans le flou artistique où les bonnes intentions sont tout ce que nous avons à nous mettre sous la dent...

Faire modifier les politiques d'aménagement du territoire (et de déménagement des industries...) avec l'appui de 5000 ou 10.000 clampins dénichés par un sondage, c'est purement et simplement une galéjeade, une plaisanterie.
Cette "Montagne debout" reste un nain institutionnel ; elle n'a aucune légitimité et ne crée aucun rapport de forces.
Car la montagne n'est pas la seule concernée : s'il s'agit de promouvoir un mouvement particulariste (quid des marins pêcheurs, des métallurgistes, des esclaves sous-payès du bâtiment, etc. etc. la liste des exploités est longue, très longue), il est voué à l'échec.
C'est TOUT qu'il faut bouleverser et pas seulement avec de belles paroles... Que serait donc une montagne prospère et heureuse dans un océan de misère et d'humiliations ?
Quelle farce !
Le jour où 50 millions de citoyens se mettront debout afin de changer le système, alors, peut-être....

A suivre

par Claude Mauguier » 24 févr. 2017, 11:41

*** Post scriptum 11 ***

Aux dernières nouvelles, un peu plus de 5500 cobayes avaient répondu au questionnaire le 20 février.
Certains y verront un succès puisque l'échantillon semble conséquent. Mais rapporté aux utilisateurs des montagnes tous statuts confondus, ce nombre est négligeable, sauf pour les sondeurs peut-être, qui tirent des chiffres une foule de constats aléatoires et de prévisions aussi bien décelables dans une boule de cristal ou les entrailles d'un poulet...

Le terme de "cobaye" peut, à juste titre, heurter nos sensibilités. Mais si on observe la méthode utilisée la chose devient claire, car une manifestation d'apparence insignifiante comme celle-ci procède de réalités plus générales.

Passons sur les listes d'objets (textes ou photos) marqués par un carré qu'il s'agit de cocher : le procédé est habituel aux QCM ====> autrement dit nos beaux sentiments, à peine teintés de considérations écrites mais marginales, seront avalés et traités par une machine...C'est là un autre aspect devenu commun de nos démocraties où tout passe par le nombre : tout est quantifié, pesé, mesuré, évalué en chiffres...mané, thécel, pharès... L'ancienne prophétie, la vieille menace, est arrivée à la lumière grâce aux gnomes de la technique qui en ont fait une malédiction bien concrète.

C'est là que se manifeste à la fois l'irréfragable puissance du chiffre et l'impossibilité de pouvoir contourner ne serait-ce qu'épisodiquement les fourches caudines du processus sondagier.
Car il n'est pas question de ne pas répondre à telle ou telle catégorie de questions (la machine est con : elle ne sait pas interpréter, donc elle ne veut pas de vide ou d'à peu près) ; une rougeur toute de colère revêtue couvre illico la zone incriminée : vous DEVEZ répondre !
Si on passe sur l'aspect purement technique, il faut cependant s'attarder sur ce qu'il signifie globalement.

Ici (comme dans d'autres cas analogues), on fait litière de tous les rites d'interaction existant depuis toujours entre les êtres humains, ce ne sont plus des sensibilités qui se rencontrent, s'apprécient ou se réfutent, mais des abstractions plaquées sur nos sentiments. On sonde les coeurs et les reins non plus par le langage, l'introspection, le dialogue socratique ou la confession auriculaire, mais par des formulaires, dont on suppose a priori que la forme d'abord, le fond ensuite, ne poseront pas à nos yeux la moindre question de légitimité : nous sommes déjà tellement conditionnés, formatés à n'être plus interrogés que par ce genre de sphynx froid !
La "chose" dit la loi et s'autolégitime, au vu de notre simple présence aussi fantômatique soit-elle, elle conduit notre plume, oriente nos consciences sur des voies et des procédures qu'elle a préalablement construites, et obtient ainsi une sorte de portrait-robot qui passera pour l'expression authentique et la synthèse de 5500 volontés individuelles...ce qui est bien sûr mensonger et absurde.

L'être humain, toutes qualités et imperfections confondues, est devenu encombrant, surnuméraire, nocif pour tout dire aux yeux des professeurs Nimbus avides de régenter nos existences : nous ne sommes pas (encore) des robots et ça les fait enrager

Cette chose qui ne devrait pas exister, a pris la place et la forme de l'impératif catégorique kantien.
On a mis un leurre très haut, très loin, très lumineux (La Montagne), chargé d'affects, de souvenirs, de rêves à la fois simples et complexes, sur l'attirance duquel on joue avec nous comme le pêcheur joue avec le poisson grâce à sa mouche bariolée : et nous tombons dans le panneau, nous nous plions à des règles absurdes et codées, toutes orientées vers un but obscur pour nous, mais sûrement très vulgairement utilitaire pour les instigateurs de ce truc.

Et notre époque est tellement friande d'ostentation, d'exhibition de soi, de narcissisme, de déballage indécent, quitte à répudier toute pudeur si nécessaire...!
Celui qui n'est pas visible n'existe plus !
D'où l'efficacité renforcée de la forme comminatoire prise par les questionnaires et autres sondages : le pauvre homoncule réduit à la portion congrue (sa valeur sur le marché du travail ou d'autre chose, sa valeur-marchandise puisque réduit à une chose), se voit offrir une occasion d'apparaître, ne fût-ce que fugitivement, dans un angle obscur du grand barnum médiatique.

C'est là, au-delà de la belle icone "montagne", l'autre ressort secret - non pas absent : car, présent partout et de manière si aveuglante qu'on ne le voit plus - du piège tendu et de l'incitation à se montrer, à dire et prouver qu'on existe encore et qu'on estime devoir compter aux yeux du monde, des autres et de soi-même.
Puisque le système a réduit l'individu à un simple chiffre, infiniment substituable, remplaçable, éliminable, oubliable, à une non-existence rythmée uniquement par la production, la vanité du spectacle, l'illusion d'être encore un humain.

On a remplacé le kratein supposément but du demos par une succession de leurres, de trompe-l'oeil, de masques dûment véhiculés par les media (sans "s", puisque c'est un pluriel), qui privent tout un chacun du temps et de la volonté de s'y soustraire.
C'est ainsi que les arbitres de la morale et du civisme résident aujourd'hui dans les sondages, Fesse-de-Bouc, Touiteure, Gogol et autres dégueuloirs, qui tous iront un jour se jeter avec nos illusions dans la cloaca maxima des choses défuntes et non avenues.

Et on nous bassine avec la Démocratie, contradiction dans les termes comme on l'a pu voir plus haut !!


A suivre.

par Claude Mauguier » 20 févr. 2017, 12:08

*** Post scriptum 10 ***

Il se trouve que chez WRI, à l'instar du "Lycée Papillon", on n'est pas des imbéciles et on a même de l'instruction selon une expression tombée en désuétude.

Notre KGB local a pu déterminer que le doux cocon au sein duquel se nichent les protagonistes de "Montagne debout" (ou si on veut leur serveur (en fait "hébergeur") - expression mal choisie puisque ce sont eux qui sont utilisés et, par extension, nous aussi !) n'est autre que Google (suffit en fait de regarder l'adresse internet). Lequel, comme chacun sait vous met en demeure d'accepter ses conditions, sous peine d'aller vous faire f... dans le cas contraire.
Nos Gentils Organisateurs font donc transiter un questionnaire au demeurant proche de l'insignifiance, mais assez fourni pour aller engrosser l'énorme volaille qui en redistribuera le contenu, dûment analysé, à ceux auxquels il sera utile (moyennant rétribution envers la volaille susdite). Premier résultat : du pognon pour GG (mais pas seulement...?).

C'est plus fort que la pierre philosophale !! Laquelle prétendait transmuer n'importe quel métal en or. Ici, on transmute...rien, que dalle, nib, makache, en or !

Nous sommes donc fondés à nous sentir cocus, pour ne pas dire prostitués à notre insu, auquel cas les G.O. de Montagne debout apparaissent comme des proxénètes déguisés (ou plutôt des petits dealers de quartier, contribuant aux benefices du gros maquereau GG).

Encore un "détail" : parmi les protagonistes affichés de la consultation, on ne décèle aucun paysan, agriculteur, éleveur, berger, chasseur, forestier, ouvrier, employé de remonte-couillon, caissière de supermarché, conducteur de chasse-neige, instituteur de bled paumé, retraité silicosé de mines ou usines pourries (et désormais fermées), larbin de restauration-hôtellerie, etc. etc : ce sont là comme des "mentions inutiles", des scories d'un système qui va sur son erre au bénéfice exclusif de ceux qui profitent de la montagne sans en éprouver ni les misères ni les tragédies (sauf lorsqu'un ahuri s'en va crever sous une avalanche alors qu'on dit qu'il ne faut pas y aller).

La montagne "Playground of Europe" (terrain de jeu de l'Europe), ainsi la définissait Leslie Stephen au XIXe siècle, pour la satisfaction exclusive des bourgeois citadins ou non.

A suivre.

par Claude Mauguier » 20 févr. 2017, 11:21

*** Post scriptum 9 ***

A supposer que l'opération de marketing sociologique qui nous est soumise aboutisse quelque part, on peut se demander à juste titre ce que va réclamer de nous le "comité Théodule" (dixit Charles de Gaulle) autoproclamé qui ne manquera pas d'apparaître lors de la susmentionnée Fête.

- La formation de moultes commissions ad-hoc, avec en tête président, rapporteur, trésorier, voiture-balai et procédure d'enterrement...?
- La définition d'objectifs concrets à réaliser sur le champ , comme : Démontage intégral des installations de ski : restauration par reboisement ou reconstitution d'alpages en herbe des surfaces dédiées aux pistes et évacuation de toutes les ferrailles (pylones, câbles, canons à neige, etc.) ?
- Démontage de toute construction parasitaire (y compris les refuges "design"), poteaux, antennes, balisages abusifs ?
- Plan de création d'emplois destinés à remplacer ceux qu'on va inévitablement supprimer par la disparition d'une activité artificiellement créée (la "glisse" sous toutes ses formes) ?
===> remarque liminaire : si les emplois ainsi créés s'apparentent comme les précédents à une forme de prolétariat mâtiné de domesticité, autant ne rien changer : un esclave écologique et un esclave de la neige sont ontologiquement et concrètement identiques.

- Définition des moyens et points d'appui, destinés à infléchir les politiques publiques et privées ayant cours actuellement ?

Là ça se corse : va falloir se coltiner avec toutes les instances imaginables, depuis la commune jusqu'au gouvernement, et quoi qu'il en soit avec les trois ordres (judiciaire, exécutif, législatif).
On fait comment ? On manifeste, on pétitionne, on va respectueusement présenter aux "zélus" locaux et nationaux nos cahiers de doléances, on défile avec cors des Alpes et troupeaux de tarines ornées de rubans et sonnailles ?
Ou on barre les routes, on brûle des pneus, pardon ! de la paille ça pollue moins, on répand de la bouse sur les autoroutes et les pistes (tiens : bobsleigh sur bouse, un projet de reconversion !) ?
Ou encore, on devient méchants, on se forme en sections, maquis, on envoie des représentants à Londres et on fait "pom, pom, pom - pom" à la BBC ?

Vous rigolez ? Allez donc voir au cimetière de Vassieux-en-Vercors ce qu'il en coûte éventuellement de vouloir être libre à tout prix.
Blaise Pascal écrivait : "je crois aux témoins qui se font égorger".
Il n'y a pas de grande cause sans grand sacrifice.

Mais si tout ça n'est qu'un amusement pour classe préparatoire (pas aux "grandes écoles", mais les ambitions y sont les mêmes : puériles), ou camp scout, le jeu n'en valait pas la chandelle.

A suivre

par Claude Mauguier » 17 févr. 2017, 22:16

*** Post scriptum 8 ***
Je me suis abstenu jusqu'à maintenant d'établir un parallèle entre la consultation qui nous occupe dans ce forum et d'autres à portée plus générale, destinées à nous occuper dans un trimestre environ (sans compter les précédentes...). Suivez mon regard...

j'écrivais plus haut :
Claude Mauguier a écrit :...(nous) Qui savons à peu près tous où le bât blesse et comment s'y prendre afin de reconduire les girouettes et les menteurs éternels là d'où ils n'auraient jamais dû sortir : au diable.
Il va sans dire que je vais aussi m'abstenir de citer des noms (d'individus, de partis, groupements, clans, maffias, etc, etc.), aussi bien que les intentions proclamées de tout ce beau monde. N'étant ni habilité ni disposé à donner des recettes de philtres magiques et autres potions pour alouettes.

Tentons, à la manière de Claude Bernard, une sorte d'anatomie comparée, entre le cas présent et toute autre forme de consultation, en ne manquant pas de comparer les résultats aux hypothèses de départ.
Bilan ? Il est aisé de trouver les réponses.
Seulement voilà : les hommes ont la mémoire courte et détestent qu'on leur prouve qu'ils sont cocus et que leurs espoirs sont vains s'ils persistent à user de remèdes de bonnes femmes ou d'astuces de cartomanciennes....
A suivre.

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